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Le Crédit Suisse modifie ses prévisions de croissance pour l’impression3D

En fin d’année dernière, le Crédit Suisse avait participé au bal des annonces des prévisions d’évolution du secteur de l’impression 3D. Dans cette étude, il annonçait un chiffre d’affaires prévisionnel de l’impression 3D de plus de 5 milliards de $ en 2016 et de plus de 10 milliards de $ en 2020.

Fin janvier, une équipe du Crédit Suisse menée par Jonathan Shaffer a fait une révision de ces prévisions, en s’intéressant à l’échéance 2016. La correction est significative et porte sur le segment des ventes d’imprimantes 3D pour les particuliers et les « prosumers ». Dans l’étude datant d’il y a 6 mois, le Credit Suisse annonçait un chiffre d’affaires prévisionnel pour ce segment de 175 millions de $ en 2016. Il reviennent donc 5 mois plus tard en annonçant pour le même segment en 2016 un CA prévisionnel de 800 millions de $, soit une hausse de 357%. Grossière erreur lors de leur première étude ou optimisme trop important ? Ils apportent des éléments d’explication accréditant le première hypothèse. En effet, selon le Crédit Suisse, les ingénieurs et architectes s’équipent avec une vitesse supérieure à celle de leurs prévisions. Au vu de cette vitesse d’équipement, selon le Crédit Suisse, quasi 100% des ingénieurs amenés à être équipés d’une imprimante 3D devraient en avoir une d’ici fin 2016. Cela crée un doucle impact sur les chiffres, avec une accélération du taux de pénétration, et un panier moyen potentiellement plus important. En effet un professionnel acceptera plus facilement de mettre un budget plus conséquent dans son matériel qu’un particulier (jusqu’à 5 fois plus). Un autre vecteur de croissance accélérée : les enfants de moins de 18 ans qui montrent un réel engouement pour la technologie.

L’accélération d’équipement devrait donc être encore plus rapide que prévu selon le Crédit Suisse qui considère que l’imprimante 3D va faire partie d’ici 2016 de la trousse à outil de tout ingénieur. L’hypothèse de croissance retenue semble tout de même exagérée, mais cette révision traduit clairement une dynamique. Une preuve supplémentaire du potentiel de l’impression 3D, et de l’impact qu’elle va avoir sur l’industrie dans les années à venir.

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Photo : Johannes Luderschmidt

A propos de Frederic Allard

Diplômé de l’Ecole Centrale Paris où j’ai suivi une spécialisation en Génie Industriel, j’ai par la suite créé plusieurs sociétés, dans le monde du conseil puis dans le Digital. Je suis actuellement Consultant en stratégie d'intégration d'innovations technologiques comme l'impression3D dans les entreprises, au sein de la société Septine. Je suis persuadé que la digitalisation des outils de production (et donc l'impression 3D) va induire de profonds changements dans la vie des industriels, des logisticiens et finalement dans nos vies au quotidien.