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La production de pièces de grande taille en métal par impression 3D intéresse beaucoup d’industriels

Nous vous parlions déjà dans de précédents articles des efforts de la Chine pour la production de pièces de très grande taille en métal. Un de nos article s’intéressait à la société Nanfang Ventilator qui a construit la plus grande imprimante 3D au monde. L’autre article s’intéressait à l’université NorthWest Polytechnical University, et au partenariat qu’a signé Airbus avec cette université, qui a déjà produit par le passé en impression 3D métal des longerons d’aile pour des avions d’une compagnie chinoise.

piece-titane-imprimee3d-cranfieldCette fois, c’est BAE Systems qui s’est associé avec une université anglaise, Cranfield University, afin de travailler sur la production de pièces de grande dimension en métal par impression 3D.  L’université de Cranfield vient en effet d’imprimer en titane une pièce de 1,2 mètres, l’une des plus grosses réalisations à ce jour. La technologie utilisée s’appelle WAAM (Wire+Arc Additive Manufacture). L’université a mis 37 heures pour produire cette pièce jusqu’à la rendre fonctionnelle, ce qui aurait vraisemblablement pris des semaines à construire par les moyens traditionnels.
Cette pièce est moins impressionnante par sa taille que celles produite en Chine, mais présente déjà un réel intérêt pour les industriels de l’aéronautique et de l’aérospatiale, car cela permet d’envisager la production sur des tailles jusqu’alors difficilement accessibles. Tous ces travaux de recherche en cours, en partenariat avec des industriels, montrent en effet que la technologie va très vite évoluer.

Pour l’aéronautique et l’aérospatiale, il s’agira de pouvoir fabriquer des pièces de grande taille, répondant à des contraintes extrêmes. En fabriquant en une seule fois ces grandes pièces, les industriels évitent ainsi l’assemblage de pièces, qui s’avère souvent le maillon faible des systèmes. Ces technologies donneraient de plus la possibilité d’étudier la production de certaines grandes pièces en titane, permettant d’avoir un impact majeur sur le poids final de ces pièces. L’intérêt économique est alors évident.
Le Japon vient aussi de révéler à son tour un le financement d’un consortium de recherche dont l’objectif est de développer une machine d’impression 3D métal. Dans quelle mesure va-t-i lui aussi s’attaquer à la production de pièces de grande taille ?

Les temps à venir vont s’avérer passionnants à suivre, car ils pourraient bien voir une mini révolution avoir lieu dans les industries du transport.

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A propos de Frederic Allard

Diplômé de l’Ecole Centrale Paris où j’ai suivi une spécialisation en Génie Industriel, j’ai par la suite créé plusieurs sociétés, dans le monde du conseil puis dans le Digital. Je suis actuellement Consultant en stratégie d'intégration d'innovations technologiques comme l'impression3D dans les entreprises, au sein de la société Septine. Je suis persuadé que la digitalisation des outils de production (et donc l'impression 3D) va induire de profonds changements dans la vie des industriels, des logisticiens et finalement dans nos vies au quotidien.