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L’impression 3D et le collaboratif, deux enjeux stratégiques pour l’enseigne de bricolage Castorama

Après l’organisation par Leroy Merlin d’ateliers découverte de l’impression 3D dans ses magasins, l’impression 3D continue son bonhomme de chemin dans l’univers du bricolage. En effet, Castorama a dévoilé la semaine dernière ses plans d’adoption de l’impression 3D et d’une démarche collaborative. Et ils sont ambitieux.

Tout d’abord, du côté du collaboratif, l’objectif de Castorama est de jouer totalement son rôle de facilitateur. Il veut pour cela développer le « Wikipedia des bricoleurs ». Les contenus y seront publiés sous licence Creative Commons. En effet, l’un des leitmotivs de Castorama est de redonner « le pouvoir » à ses clients, donc de leur permettre de faire de plus en plus de choses par eux-mêmes. C’est un axe déjà bien développé de la stratégie de Castorama, avec par exemple la mise en ligne de ses tutoriels vidéo sur les principales interventions de bricolage qui peuvent être nécessaires. Aujourd’hui, pour aller plus loin à la fois en quantité et en qualité de ce contenu, Castorama souhaite ainsi développer un Wiki sur lequel les bricoleurs (makers) pourront partager des projets et des techniques. Cela doit permettre d’ouvrir le champ des possibles des projets DIY. Le site devrait être en ligne d’ici la fin de l’année.
Au-delà de ce wiki, Castorama entend relancer son initiative Troc’Heures, dont l’objectif est de faciliter l’échange de services.
Le développement du collaboratif doit permettre au monde du bricolage de passer d’un secteur maîtrisé par les professionnels à un univers où les particuliers reprennent la main. Et ce mouvement est bon pour les chaînes comme Castorama, dont la clientèle la plus intéressante et fidèle est celle des particuliers.

Ensuite, concernant l’impression 3D, Castorama y reconnaît un vrai potentiel de lutte contre l’obsolescence programmée. L’enseigne va ainsi lancer son service « SAV 3D ». L’objectif de ce service est de proposer, pour les matériels ciglés de la marque Castorama dans un premier temps, des modèles 3D de pièces de rechange que l’on pourra soit imprimer soit chez soi, soit dans un fablab, soit faire imprimer par Castorama.

Ce mouvement vers le DIY n’est qu’un début, mais un début qui est très prometteur. Il faut reconnaître que Castorama embrasse ici son rôle de facilitateur de projets pour pousser un nouveau mode d’interaction et de consommation. La démarche est militante pour le DIY. S’il s’agit là d’une vraie croyance, il est fort probable de voir des imprimantes 3D distribuées dans les magasins Castorama dans les mois à venir. A suivre donc…

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A propos de Frederic Allard

Diplômé de l’Ecole Centrale Paris où j’ai suivi une spécialisation en Génie Industriel, j’ai par la suite créé plusieurs sociétés, dans le monde du conseil puis dans le Digital. Je suis actuellement Consultant en stratégie d'intégration d'innovations technologiques comme l'impression3D dans les entreprises, au sein de la société Septine. Je suis persuadé que la digitalisation des outils de production (et donc l'impression 3D) va induire de profonds changements dans la vie des industriels, des logisticiens et finalement dans nos vies au quotidien.