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Un drone imprimante 3D pour des interventions en zone à risque

Une équipe du Collège Impérial de Londres, dirigée par le Dr Mirko Kovac, a développé une machine d’un nouveau genre : en mélangeant un drone, une imprimante 3D et un peu de chimie pour le matériau d’impression, ils ont donné naissance à leur drone imprimante 3D. L’idée leur a été soufflée par la nature, et plus précisément par un oiseau qui s’appelle le Martinet. En effet, cet oiseau construit son nid dans des zones parfois difficiles d’accès. Pour lui donner une structure solide, il utilise un mucus (bave transparente et légèrement gluante). Pour l’histoire ces nids appelés nids d’hirondelle sont d’ailleurs des mets très prisés en Asie, où ils sont considérés comme un aliment de grand luxe.

Prenant exemple sur la façon dont le martinet construit son nid, l’équipe de chercheur a réfléchi à la meilleure façon de recréer cette aptitude sur une machine autonome. C’est ainsi qu’est né le drone imprimante 3D. Le drone permet donc d’atteindre des zones dangereuses ou difficiles d’accès pour y faire plusieurs types d’opération : enlever un objet pour le transporter à un autre endroit, réparer des défauts de construction ou des zones abimées par colmatage… Pour recréer un matériau proche du mucus, l’équipe de chercheurs a embarqué deux produits chimiques sur le drone, qui une fois mélangés produisent un matériau type colle rapide, permettant d’envisager des colmatages ou même des transports de l’objet en question comme dans la vidéo ci-dessous :

Dans cette vidéo, on peut voir que pour enlever l’objet, un deuxième drone transporteur vient se poser sur celui-ci après que le premier drone y ait déposé de la colle.

Pour le moment, les premiers essais montrent que cette technologie peut transporter des objets pesant jusqu’à 2,5kg, ce qui reste très faible. Mais l’équipe de chercheur souhaite développer un matériel leur permettant d’accroître ce poids à 40 kg.

L’une des utilisations envisagées serait le transport de déchets radioactifs, mais il pourrait par exemple probablement aussi servir sur des plateformes pétrolières pour aller faire des réparations temporaires.

Le prototype actuel est commandé par ordinateur. L’objectif final de l’équipe de chercheurs est de rendre ce drone totalement indépendant, avec des sensors embarqués, et des batteries rechargeables par énergie solaire afin d’en améliorer l’autonomie.

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A propos de Frederic Allard

Diplômé de l’Ecole Centrale Paris où j’ai suivi une spécialisation en Génie Industriel, j’ai par la suite créé plusieurs sociétés, dans le monde du conseil puis dans le Digital. Je suis actuellement Consultant en stratégie d'intégration d'innovations technologiques comme l'impression3D dans les entreprises, au sein de la société Septine. Je suis persuadé que la digitalisation des outils de production (et donc l'impression 3D) va induire de profonds changements dans la vie des industriels, des logisticiens et finalement dans nos vies au quotidien.