Accueil » Highlights » Impression 3D, contrefaçon et physique quantique

Impression 3D, contrefaçon et physique quantique

logo-quantummaterialsLa société Quantum Materials, en partenariat avec l’université de Virginia Tech, a développé une technologie sûre permettant de protéger les productions par impression 3D contre la contrefaçon. Cette technologie se base sur des Quantum Dots. Ce sont des nanocristaux semiconducteurs, suffisamment petits pour être régis par les lois de la physique quantique. Une de leurs propriétés est qu’ils vont pouvoir rayonner dans une couleur bien spécifique quand ils vont être éclairés par un certain type de lumière.

En jouant sur cette propriété, et en y associant une technologie de Virginia Tech permettant de définir des motifs de signature unique, ces nanoparticules vont pourvoir être placées dans l’objet produit par impression 3D au cours de sa fabrication, selon le schéma prédéfini. Ainsi l’objet sera marqué par une signature unique et donc reconnaissable. Seul le producteur de l’objet connaîtra cette signature. Ainsi, en cas de doute sur une contrefaçon, il y aura possibilité de remonter à la présence ou non de signature, et à la lecture de celle-ci pour voir si elle correspond à une production originale.

Cette technologie devrait séduire de nombreux industriels, car elle va permettre de mettre en place une lutte facilitée contre la contrefaçon. Par exemple, la contrefaçon de médicament représentait en 2010, selon une étude menée par Sanofi, 75 milliards de $ de profits…  Cette contrefaçon est l’une des plus inquiétantes car elle peut avoir des conséquences dramatiques pour la santé des clients trompés. Et ce n’est qu’un exemple sur un secteur, sachant que le secteur du luxe est lui aussi par exemple très fortement victime de contrefaçon.
La technologie développée par Quantum Materials avec Virginia Tech pourrait ainsi permettre à une entreprise d’envisager de rentrer dans un mode de production par impression 3D, en lui donnant un moyen de contrôler que ses designs ne sont pas utilisés pour de la production non autorisée.

La société Quantum Materials produit ces Quantum Dots. Mais pour le moment, elle n’est pas capable d’en faire une production de masse. Elle devrait finaliser un projet dans les mois à venir lui permettant de produire jusqu’à 250kg par an de Quantum Dots, quadruplant ainsi sa production actuelle. Ce devrait être vraisemblablement suffisant pour alimenter un certain nombre d’utilisations naissantes de ces Quantum Dots.

Vous pourrez en apprendre plus sur les quantum dots en regardant la vidéo ci-dessous :

N’hésitez pas à nous suivre sur Twitter, Google+ ou Facebook pour être tenu au courant des actualités de l’impression 3d.

Crédit Photo : Université de Utah

A propos de Frederic Allard

Diplômé de l’Ecole Centrale Paris où j’ai suivi une spécialisation en Génie Industriel, j’ai par la suite créé plusieurs sociétés, dans le monde du conseil puis dans le Digital. Je suis actuellement Consultant en stratégie d'intégration d'innovations technologiques comme l'impression3D dans les entreprises, au sein de la société Septine. Je suis persuadé que la digitalisation des outils de production (et donc l'impression 3D) va induire de profonds changements dans la vie des industriels, des logisticiens et finalement dans nos vies au quotidien.