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L’impression 3d continue à amener ses bienfaits à la médecine

Fasotec est une société japonaise, qui avait déjà fait parler d’elle en proposant l’impression 3D de foetus, en souvenir pour les parents.

Aujourd’hui, Fasotec refait parler d’elle avec une démarche plus appliquée utilisant cette fois encore l’impression 3D. En effet, Fasotec développe des organes, copies d’organes humains vivants, afin de permettre aux étudiants de médecine japonais de s’entrainer sur des copies d’organes proches de la réalité. Pour ce faire, Fasotec imprime en 3D le moule qui va ensuite lui permettre de produire une petite série d’organes, à partir d’un matériau qu’elle appelle Biotexture, sorte de gel qui donne la sensation d’être en présence d’un vrai organe. Fasotec a poussé loin la réflexion autour de ces organes, en y intégrant du faux sang qui fait que la copie d’organe est sensée réagir de la même façon qu’un réel organe vivant.

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Nous ne sommes donc pas là sur de la bio-impression, mais sur de l’impression 3D d’objets permettant de simuler des organes malades et d’aider des étudiants de médecine en s’entraînant sur des modèles beaucoup plus proches de la réalité à laquelle ils vont être confrontés.

« Ce modèle restitue la texture de l’organe et les saignements dans le but de faire réellement éprouver au praticien les conséquences de ses gestes », explique Tomohiro Kinoshita, fondateur de Fasotec.

Comparés aux imitations utilisées jusqu’à présent, il n’y aurait pas photo, selon Toshiaki Morikawa, de l’université Jikei à Tokyo: « Les modèles actuels sont trop simples, les détails de l’anatomie pas fidèlement restitués. »

D’autres sociétés sont déjà très avancées dans la reproduction de réels organes, et même de systèmes de vascularisation. Nous pouvons ici citer la société Organovo qui est probablement la plus médiatisée d’entre elles. Mais de nombreuses universités, dont certaines françaises, travaillent également sur le sujet.

Les organes créés à partir d’encre biologique (cellules réelles) commencent à être utilisés par les laboratoires pour les tests de médicaments et de protocoles de soins.

L’impression 3D devrait donc permettre, par des biais multiples, d’améliorer nettement l’efficacité de notre médecine. Pour aller plus loin, vous pouvez retrouver un article que nous avions consacré à ce sujet.

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A propos de Frederic Allard

Diplômé de l’Ecole Centrale Paris où j’ai suivi une spécialisation en Génie Industriel, j’ai par la suite créé plusieurs sociétés, dans le monde du conseil puis dans le Digital. Je suis actuellement Consultant en stratégie d'intégration d'innovations technologiques comme l'impression3D dans les entreprises, au sein de la société Septine. Je suis persuadé que la digitalisation des outils de production (et donc l'impression 3D) va induire de profonds changements dans la vie des industriels, des logisticiens et finalement dans nos vies au quotidien.