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Motifs de kératinocytes et des fibroblastes humains

Un pansement imprimé en 3D pourrait révolutionner les greffes de peau

Le projet PrintAlive, primé par la fondation James Dyson, pourrait bien changer la façon dont on soigne les brûlés, alors que c’est un domaine où peu de progrès a été fait depuis longtemps. En effet, même si on sait de mieux en mieux lutter contre les infections et autres complications de ce genre de blessures, il n’existe pas encore de remède nous permettant de reconstruire la peau, en dehors de la greffe de peau.

Le principal problème de l’assistance à la reconstruction de la peau est que la peau est complexe et constituée de plusieurs couches de cellules toutes très spécifiques. Afin de permettre une régénération de la peau, il faudrait être en capacité de soigner chaque couche spécifiquement.

Le projet PrintAlive vise à faire cela. L’utilisation d’avancées technologiques comme la biologie cellulaire, le développement des hydrogels ou encore l’impression 3D, Arianna McAllister, qui est à la tête du projet PrintAlive, souhaite apporter une réponse pertinente à ce problème. L’impression 3D est, tout comme la peau, une histoire de couches successives. Ainsi l’idée derrière PrintAlive est de développer un bandage imprimé en 3D, qui propose couche après couche des environnements de soins favorables à la guérison et à la reconstruction de chaque couche de peau. Au lieu de couvrir une plaie avec un pansement qui devra être enlevé, l’idée est de développer un type de bandage qui à la fois protègera la plaie et s’intègrera dans la reconstruction de peau.

Système d'impression 3D d'un pansement greffe de peau
Dans sa version de développement actuel, PrintAlive réalise des bandages qui doivent pouvoir soigner les deux premières couches de la peau. Pour ce faire, le but est d’utiliser les cellules du patient comme matériau constitutif de ce bandage. En utilisant ces cellules, celles-ci vont être rapidement acceptées puis transformées en cellules spécifiques de la peau afin de reconstituer les couches manquantes. Ces cellules sont mélangeant à des hydrogels spécifiques à chaque couche de peau afin de permettre le développement des cellules spécifiques. Ces hydrogels permettent de recréer un environnement proche de l’environnement normal de ces cellules, notamment quant aux nutriments qui y sont présents.

Le projet en est encore à ces débuts et des premiers essais ont été réussis sur une souris. La prochaine étape sera de tester ce pansement vivant sur des cochons, biologiquement plus proche de l’humain. Ainsi, si cette technologie se révèle fiable, il est probable que nous ne la voyions pas arriver sur le marché avant une petite dizaine d’années. A suivre donc…

En attendant, vous pouvez retrouver ci-dessous une vidéo de présentation de ce projet :

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A propos de Frederic Allard

Diplômé de l’Ecole Centrale Paris où j’ai suivi une spécialisation en Génie Industriel, j’ai par la suite créé plusieurs sociétés, dans le monde du conseil puis dans le Digital. Je suis actuellement Consultant en stratégie d'intégration d'innovations technologiques comme l'impression3D dans les entreprises, au sein de la société Septine. Je suis persuadé que la digitalisation des outils de production (et donc l'impression 3D) va induire de profonds changements dans la vie des industriels, des logisticiens et finalement dans nos vies au quotidien.